REGION N’ZEREKORE : La femme du préfet de Yomou frappée et son nouveau-né tué

Selon les témoignages sur la radio privée ‘’ Zalifm’’, le présumé malfrat après avoir réussi à pénétrer dans la chambre de lMadame Condé, située au deuxième étage a tué son bébé tout en tentant de l’assassiner aussi. Dans la bagarre qui s’en est suivie, des voisins ont été alertés et ont conduit la nourrice et son bébé mort à l’hôpital régional de N’Zérékoré.
Très remonté, les citoyens du quartier ont aussitôt agi par vengeance, en administrant des coups de mains et de bâtons au présumé malfrat dont l’identité n’est pas encore révélée, avant de lui donner la mort.
‘’ Je me suis caché derrière la porte lorsque le malfrat se disputait avec le gardien. C’est ainsi  que lorsqu’il m’a vu, il s’est précipité sur moi en me frappant. Et par la suite, il a pris l’enfant par les pieds en le cognant à trois reprises contre la terre. Le bébé n’avait que trois jours, puisque c’est le vendredi 18 septembre à 19 heures que j’ai accouché. Après avoir tué mon enfant, il s’est retourné vers moi pour me frapper de nouveau. Je lui ai même demandé que s’il était à la recherche de l’argent, mais il me répondait en guerzé, et moi je ne comprends pas cette langue’’, a témoigné la victime, la femme du préfet de Yomou, sur la même radio privée.
Quant à l’époux de la victime, Monsieur le préfet de Yomou, il a indiqué que quand on l’a informé dans les environs de 16 heures : ’’  Je me suis directement dirigé vers l’hôpital où elle était sous perfusion. Je ne l’ai pas dérangée jusqu’à ce que la perfusion ait pris fin. Ensuite, je me suis approché du médecin d’urgence qui m’a confirmé la mort du bébé qu’elle avait. Le médecin m’a dit que le bébé a été très violemment frappé par l’assassin et il est décédé sur le coup’’, a ajouté Moustapha Foromo Condé.
L’affaire est à présent dans les mains de la gendarmerie régionale qui a déjà commencé l’audition de la victime victimes et des témoins. Pendant ce temps, les citoyens de N’Zérékoré se posent de nombreuses questions sur les motifs réels d’un tel acte.
Léon KOLIE pour GCI
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