Massacre du 22 janvier 2007 : 14 ans après, la Coalition pour la CPI compte saisir la Cour de justice de la Cedeao

23-1-2021 News Kababachir





22 janvier -2007, 22 janvier 2021, cela fait 14 ans jour pour qu’un soulèvement populaire contre le régime du feu Lansana Conté avait été réprimé à feu et à sang, par les agents de forces de l’ordre et des élements de la garde présidentielle. Des centaines de personnes avaient été tués et plusieurs blessés, suivis de la destruction des biens publics et privés, amenant le gouvernement d’alors de décréter un état de siège.





Depuis cette date, la justice traîne les pas, malgré les promesses et la pression des ONG de défense des droits de l’homme.





Une attitude que regrette la Coalition pour la cour pénale internationale, une ONG qui s’investi dans la promotion et le respect des droits de l’homme.





En conférence de presse vendredi à l’occasion de la commémoration de l’an 14 de ces douloureux événements, la Coalition pour la cour pénale internationale face à l’indifférence des autorités judiciaires guinéennes compte saisir la Cour de justice de la Cedeao :





Aucune personne n’ a été inculpée exceptée Hadja Rabiatou Sarah Diallo au niveau de la centrale syndicale qui était à la tête de ce mouvement. Qui était venue aussi pleurer devant les caméras .Depuis lors, il n y a pas eu d’avance ni de poursuite ou d’inculpation. C’est pourquoi, face à ce blocage, nous, nous comptons saisir la Cour de justice de la Cedeao. C’est un déni de justice que l’Etat guinéen est en train de faire à l’ endroit des victimes. Il est inconcevable qu’on tue 188 guinéens, c’est plus que même, les victimes du 28 septembre. Certains mêmes qui étaient au cœur de ces événements, se retrouvent au sommet de l’Etat et Beaucoup d’accusés sont morts”, regrette Boussouriou Diallo, chargé de la communication de cette ONG.





Pour le président de la Coalition pour la cour pénale internationale, Ce sont les mêmes personnalités des massacres du 28 septembre qui sont aussi citées dans les événements du 22 janvier 2007 “,  regrette de son côtéMe Hamidou Barry.





A noter que le dossier sur le massacre du 28 septembre souffre également les mêmes maux. Et ce, malgré la pression des ONG et la Communauté internationale, qui insistent sur la nécessité de rendre justice aux victimes.





Pour l’heure, le gouvernement au stade des promesses sans aucune action judiciaire sérieuse.





Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com