L’impossible action collective sous Alpha Condé

23-1-2021 News Kababachir





Alpha Condé a jusque-là résisté à tous les mouvements politiques (opposition), syndicaux (SLECG, CNTG) et de la Société civile, voire l’ensemble des trois entités (FNDC). Soit il militarise, soit il confine les leaders, à chaque fois qu’il y a mouvement, soit il fait kidnapper les meneurs, soit ils sont devant les juridictions. En tout cas, des mouvements d’envergure, global n’aura pas encore réussi à ébranler le régime de Conakry. La cause est à chercher dans les entrailles de la Guinée.





En effet, « la dictature de Sékou Touré a profondément traumatisé les Guinéens et annihilé toute tentation de contester l’ordre établi. Elle a aussi fait de la méfiance envers l’autre une donnée fondamentale de la société guinéenne. Une telle méfiance, typique des régimes totalitaires, ajoutée à celle qui prévalait déjà entre les Guinéens de groupes ethniques différents, rend très difficile toute action collective, qu’elle émane des partis politiques de l’opposition, des organisations de la société civile ou des forces armées. La méfiance entre les principaux groupes ethniques a notamment eu pour conséquence d’empêcher l’émergence d’une opposition forte et unie. »





C’est ainsi donc que dès qu’une entité se lève, soit le gouvernement manipule, soit ethnicise, soit méprise et mate, selon qu’on soit de telle ou telle ethnie. Mais, pour l’essentiel, Alpha Condé et ses affidés ont tout le temps joué sur la fibre tribaliste pour tuer les mouvements.





Jeanne Fofana, www.kababachir.com