CORRESPONDANCE PARTICULIERE : un mot pour Doura Ché

Je viens de lire avec émotion la terrible  nouvelle du décès de notre ami Dourah Chérif. Quelle perte pour le pays ! Quelle perte surtout pour notre justice qui peine encore à trouver ses marques de noblesse !


Dourah Chérif, pur produit de l’Université guinéenne n’a pas failli à sa mission. Il n’y a qu’à rappeler au souvenir le mémorable procès des gangs qu’il a conduit avec maestria pour en avoir la preuve.


Quelle intelligence ! Quelle inspiration ! Quel charme ! Tout y était pour le bonheur d’un public accroché à ses  lèvres des mois durant.


Dourah remplissait son fauteuil tout comme il remplissait les salle d’audience. Nous étions heureux et fiers de lui, nous de l’Ecole de la Révolution. Mais curieusement, après ce fabuleux procès, plus rien pour Dourah à  la hauteur de nos attentes, en dehors de quelques postes vagues qui, loin de le grandir, le sortirent peu à peu du grand public. Ne fut-il pas finalement gênant pour certains milieux qui n’ont pas partagé son succès ? Rien n’est moins sûr.


 Le constat amer qui découle de cette extraordinaire  chevauchée judiciaire qui a soulagé tant de familles victimes et redonné l’espoir,  la joie et le plaisir de vivre chez nous partout et en toute circonstance,  c’est que le procès des gangs a finalement apporté a Dourah, moins qu’il méritait selon ses admirateurs. On serait même tenté de dire que ses prouesses professionnelles ont finalement nuit à sa promotion administrative. Cependant, il a su garder tout ce temps le moral d’un révolutionnaire qui cherche toujours à donner plus qu’il n’attend de sa patrie.


Aperçu de l’image

Mais sois rassuré Dourah, pour avoir dit le droit avec courage sinon avec témérité, tu es rentré dans l’histoire de la justice guinéene par la grande porte. Pour écrire cette histoire aujourd’hui et demain,  nul ne saurait te contourner encore moins t’enjamber.


Tu seras cité de la plus belle manière et ton nom sera évoqué partout dans les salles d’audience où on aura honte ou peur de dire la vérité telle que tu la voulais.


Dommage que ton livre promis que nous attendions avec impatience n’est certainement  pas achevé avant cette épreuve fatidique. Il nous aurait apporté des réponses à nombre de nos préoccupations.


Nous espérons que la famille fera aboutir ce projet avec l’appui de tous les amis de la corporation et surtout du directeur de  L’Harmattan-Guinée qui n’avait cessé de te bousculer à cet effet.


Adieu Me DOURAH ! Puisse ton expérience servir la jeune génération du métier. Quant à l’Université guinéenne que tu as si bien honorée, elle ne toubliera jamais.


Nos prières t’accompagneront  partout où besoin sera.

Repose en paix notre Dourah national  !


AMEN !



Dr  Aly Gilbert IFFONO


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