Avec Digifarms, Bruno veut assurer l’autosuffisance alimentaire en Afrique

1-12-2020 News Kababachir






Ancien expert en communication, Bruno Che Azenyui s’est converti en entrepreneur agricole, en créant une plateforme innovante de livraison de produits agroalimentaires.





Tunis (dpa) – « Il appartient à nous, jeunes africains, de repositionner notre continent sur la carte mondiale. Il ne faut pas attendre nos dirigeants pour le faire », plaide Bruno Che Azenyui, 30 ans, déterminé à apporter sa pierre à l’édifice dans la construction de l’Afrique. Titulaire d’une licence en communication et journalisme, Bruno est à la tête de Digifarms Africa, une startup camerounaise qui a développé une plateforme digitale de livraison des produits agroalimentaires.





« Nous avons actuellement 100 mille clients dont 25 hôtels et restaurants répartis dans différentes régions du sud-ouest du Cameroun. Nous leur livrons des denrées de qualité et à moindre coût », souligne le jeune entrepreneur dans un entretien accordé à la dpa. « Notre objectif est d’assurer à terme l’autosuffisance alimentaire pour chaque citoyen camerounais », ajoute le cofondateur de Digifarms Africa qui collabore aussi avec des coopératives agricoles pour traiter, transformer et conditionner les produits agricoles. Peu avant la création de son entreprise en 2018, Bruno était chargé de communication au sein d’une organisation basée au Cameroun, un poste qu’il a choisi d’abandonner pour se consacrer pleinement à son nouveau projet.





L’idée de ce projet a germé lorsque le jeune agripreneur a commencé à s’interroger sur la meilleure façon de contribuer à la reconstruction et au développement économique de l’Afrique. « Ce projet était la meilleure réponse à ces interrogations et pour le concrétiser, je ne pouvais m’appuyer que sur mon diplôme en communication et ma riche expérience en relations publiques et en mobilisation de fonds », raconte-il.





Dès lors, Bruno se lance dans sa quête de financement, et ce, malgré son manque d’expérience en gestion financière : « La première chose que j’ai faite a été d’élaborer un business plan avant de participer à un programme d’incubation de la fondation africaine Tony Elumelu qui m’a apporté l’appui financier dont j’avais besoin ». Même si le financement demeure une préoccupation majeure pour Bruno et son équipe, il n’en demeure pas moins qu’ils restent résolus à développer et étendre encore leur projet.





D’ici 2030, ils ambitionnent de générer au moins 10 millions USD de revenus au profit des agriculteurs et des développeurs de chaînes de valeur agricoles en Afrique et ce, en créant 1000 emplois.





Source: dpa-news.de