Kindia : La crise post-électorale cause d’énormes pertes chez les vendeuses de fruits et légumes

29-10-2020 News KaleNews

La crise post-électorale laisse des conséquences sur les activités génératrices de revenus de plusieurs femmes de Kania. C’est le cas des vendeuses de fruits et légumes qui ont enregistré d’énormes pertes suite à la perturbation des activités  socio-économiques.





Au grand marché Yenguema dans la commune urbaine de Kindia, les fruits pourrissent du jour au lendemain. Cette situation a été provoquée par la crise post- électorale du 18 octobre dernier.





Rencontrée ce jeudi 29 octobre 2020, Kadiatou Sylla, vendeuse des Oranges et pastèques explique les difficultés auxquelles elles sont confrontées  en cette période.





« Pendent ce moment de crise, nous avons enregistré beaucoup de pertes. Cela a coïncidé qu’on avait de la marchandise dans le magasin. Le problème est qu’on n’a pas où garder les fruits, c’est ce qui a fait que ma mère et moi on a perdu plus de 500.000 francs guinéens. Les pastèques et les oranges ne font que pourrir, même ce matin  j’ai jeté d’autres à la poubelle. Je demande aux autorités de nous aider car les femmes de Kindia souffrent beaucoup », plaide-t-elle.





Ces femmes de la savane verte se plaignent également de la rareté des  clients. Karimata Bah, une autre vendeuse quant à elle, demande aux politiciens de prôner le dialogue pour sortir le pays dans cette crise : « Quand il n’y a pas de stabilité en ville, c’est nous le bas peuple qui souffrons, parce qu’on n’a pas de moyens et nous avons des familles à nourrir. Donc nous sommes obligés de sortir chaque matin pour chercher quoi manger. C’est pour cela, je demande à tous les politiciens de faire en sorte qu’il y ait la paix. S’il y a la paix, chacun va faire ses activités paisiblement », lance-t-elle.





La ville de Kindia souvent qualifiée de la cité des agrumes, a presque perdu son étiquette d’antan. Les vendeuses de ces fruits et légumes ont du mal à joindre les deux bouts, faute de soutien de la part de l’État.





Hassatou Lamarana Bah