Crise post-électorale : « Le pays ne peut jamais avancer lorsque ses fils et filles se regardent en ennemi » (El Hadj Diériba Diaby)

29-10-2020 News Guinee Time

Conakry-Guinée : Bien que le calme soit revenu dans la cité depuis quelques jours, l’érudit et ambassadeur de la Paix El hadj Diériba Diaby déplore toujours les violences post-électorales qu’avaient enregistrées le pays au lendemain du scrutin du 18 octobre. Joint par notre rédaction ce jeudi 29 octobre, ce religieux invite donc ses pairs à multiplier des prières pour que la quiétude règne dans le pays.





L’Ambassadeur de la paix était au premier plan dans le
cadre de la sensibilisation de la population sur la non-violence avant, pendant
et après les élections du 18 octobre 2020. Mais c’est avec tristesse et regret
qu’il dit avoir constaté que la violence avait pris le dessus de tous les
espoirs formulés au lendemain du scrutin. El hadj Dieriba Diaby qualifie ces
cas des violences accompagnés de folie de l’être humain. « C’est regrettable et
condamnable. Condamnable dans la mesure où les Guinéens ont perdus leurs vies.
Ils sont Guinéens avant tout, je m’incline devant leurs mémoires en présentant
mes sincères condoléances à leurs familles respectives », dit-il avant d’inviter
ses concitoyens à la retenue car « nous étions ensemble avant, nous resterons
et demeurons ensemble ». Et de poursuivre : « Nous devons toujours
privilégier le dialogue, car sans le dialogue nous ne pouvons jamais nous en
sortir de cette crise qui tend à s’enfoncer. Le pays ne peut jamais avancer
lorsque ses fils et filles se regardent comme des ennemis ».





A ce jour, grâce à Dieu, dit-il, les esprits se sont
apaisés, la paix revient peu à peu dans les zones qui ont connues de troubles
avec l’aide de tous les acteurs. La fête de Maouloud célébrée ce mercredi doit
être une occasion de plus de faire des prières pour le pays. « Imams et
prêtres, nous devons pendant trois (3) jours méditer sur la situation du pays.
Parce que ces jours qui se suivent sont des jours normaux, mais
extraordinaires. Mercredi 28 était le Maouloud, aujourd’hui, nous sommes jeudi
et on le sait c’est une journée de prière ainsi que le vendredi. Donc, je
demande et j’invite tous les imams et tous les prêtres de prier pour la paix
dans notre pays ». El Hadj Diériba Diaby prie ainsi le tout puissant que ces
actes regrettables ne se reproduisent plus dans le pays.





Moise Rama Fils