Décès de Abdoul Gadiri Diallo : « C’est une grande perte… Des hommes de son calibre il n’y en a pas beaucoup »

28-10-2020 News KaleNews

Une grosse perte pour les défenseurs des droits de l’homme. Abdoul Gadiri Diallo, le président de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme (OGDH) a tiré sa révérence ce mardi 27 octobre 2020, par suite d’une courte maladie.





Interrogé sur la disparition de ce soldat des droits de l’homme, Me Souleymane Diallo se souvient encore d’un homme de conviction qui s’est toujours battu afin que la question des droits soit une réalité en Guinée.





« Moi je suis revenu en Guinée en 2007, et depuis cette date nous avons toujours travaillé en étroite collaboration avec l’OGDH. La plupart de nos actions en faveur des droits de l’homme nous avons toujours collaboré. Abdoul Gadiri Diallo c’est quelqu’un qui avait vraiment une conviction, le courage, et qui a toujours lutté à ce que la question du respect des droits soit une réalité en Guinée. Il a toujours œuvré pour ça et aujourd’hui il nous a quitté, c’est vraiment une triste nouvelle pour nous et une grande perte pour la Guinée. Puisque des hommes de son calibre il n’y a pas beaucoup car il a été quelqu’un durant toute sa vie quelles que soient les difficultés ou des menaces, essaye toujours de promouvoir les droits de l’homme. Ce n’est pas quelque chose qui est fréquent, mais lui il l’a fait. Aujourd’hui il nous a laissés et nous prions pour qu’il repose en paix », imploré dans un entretien qu’il a accordé à nos confrères de Star21TV. 





Le défunt qui a commencé sa carrière dans la presse avant de succéder au feu Dr Thierno Madjou Sow à la tête de l’OGDH, laisse derrière lui des dossiers pas des moindres que son organisation défendait. A savoir : l’accompagnement des victimes du massacre du 28 septembre 2009 et celui des sinistrés du barrage de Souapiti.





Selon Me Souleymane Diallo, « Il sera assez difficile de le remplacer mais au-delàs il y a aussi des jeunes de la nouvelle génération qui mènent le combat parce que nous n’avons pas le choix. A cette période difficile de l’histoire de notre pays, nous n’avons d’autres alternatives. Il faut continuer à lutter, défendre et promouvoir des droits de l’Homme puisque c’est la seule chose qui peut nous permettre la démocratie et l’état de droit dans notre pays ».    





Mohamed Barry