Etat d’urgence prorogé : les tenanciers menacent de descendre dans les rues

16-9-2020 News Guinee Time

Conakry, Guinée : l’un des secteurs les plus touchés par la prorogation de l’Etat d’urgence sanitaire dans le pays, c’est bien les Bars, Restaurants, Motels et Boites de nuits. Ce mercredi 16 septembre, le Président de cette association s’est insurgé contre l’ordonnance pris le mardi soir par le chef de l’Etat concernant cette prorogation.





Vally Sacko que nous avions joint n’a pas manqué d’afficher sa frustration.





«Comme tout bon guinéen, ces lieux sont des lieux de travail et de loisirs qui manquent à toute la population. Notre réaction n’est autre si ce n’est que de la frustration. Nous sommes des entrepreneurs, nous sommes des pourvoyeurs d’emplois, nous sommes à encadrer et non à détruire. Mais j’ai compris que l’Etat guinéen veut détruire le bas peuple et nous employons le bas peuple. Comme nous ne sommes pas entendus, on verra comment on se fera entendre » a lancé Vally Sacko.





 L’Association Guinéenne des Tenanciers de Bars, Hôtels, Motels, Restaurants, Night-Clubs qui regroupe en son sein plus de 900 propriétaires, compte se faire entendre les prochains jours à travers une manifestation a prévenu son Président.





« On est en train de projeter une manifestation pacifique les prochains jours parce que c’est du n’importe quoi maintenant. Vu les manifestations politiques du pouvoir qui se déroulent par-ci et par-là, et qu’aujourd’hui on n’a pas fait cas de nos préoccupations en dépit de tous nos plaidoiries, on a l’impression que nos messages ne passent pas ou qu’ils n’arrivent pas sur la table du président de la République. Comme maintenant on nous méprise et nous boycotte, nous aussi on passera par autre manière pour se faire entendre dans la rue » avertit le président de l’AGTA.





Ce secteur n’a pas bénéficié de la subvention de l’Etat dans le plan d’urgence sanitaire du Premier Ministre depuis près de sept (7) mois. Vally Sacko fait savoir que leurs entreprises sont agonisantes car jusqu’à présent, ils continuent de payer l’eau, l’électricité des locaux qu’ils occupent.






Moise Rama Fils.