Libération de manifestants à Kankan: Yakinta, le dernier détenu retrouve la liberté !

30-7-2020 News Kababachir


il ne restait plus que lui, derrière les barreaux, sur les 23 qui avaient été arrêtés et déférés à la maison centrale de Kankan après la grande manifestation du 21 juillet dernier. 
Pour avoir partager une publication sur le réseau social Facebook, Yaya Kanté alias Yakinta, membre influent du mouvement citoyen pour l’électrification de la Haute-Guinée, avait été mis aux arrêts chez lui au lendemain des évènements  du 21 juillet. 
C’est Mamoudou Kaba, chargé de communication dudit mouvement, Joint au téléphone, qui nous a confirmé la nouvelle cet après-midi. une libération rendue possible aussi grâce à l’implication des ONG de défense des droits de l’homme: 
« C’est effectif. Il a été libéré lui aussi ce matin. Son cas était différents des 22 qui ont été libéré avant lui. Lui il était arrêté suite à une plainte qu’un de nos dissident est allé porter contre lui, pour tenter de nous nuire. Dans sa plainte il parle de diffamation en faisant allusion a une publication partagée sur les réseaux sociaux. C’est toujours grâce à l’implication direct des ONG de défense des droit de l’homme comme Human Right Watch et l’organisation internationale des droit de l’homme. Actuellement même, elles ont dépêchés, deux avocats français, qui sont ici avec nous à Kankan, c’est grâce à cette forte implication que nous avons pu obtenir la libération de Yakinta « , a-t-il expliqué.
Comme les 22 autres avant lui, il a été accueilli en héros par ses camarades qui ont tout donné pour sa libération.
« Merci à vous pour votre soutien. Je suis maintenant libre. Le combat continue » a dit Yaya Kanté alias Yakinta dans une publication sur sa page Facebook lorsqu’il a été libéré.
A la question de savoir dans quel état, ils ont reçu leur camarade à sa sortie après avoir passés dix jours derrière les barreaux, le chargé de communication du mouvement Mamoudou Kaba, ajoute  que : 
 »  Pour le moment à vu d’œil, on peut dire que ça va. Mais dès demain, on ira pour faire son bilan médical à l’hôpital, pour savoir si tout va bien chez lui réellement. Parce qu’on sait tous que la prison c’est la prison. On peut contracter beaucoup de maladies sans pour autant s’en rendre compte souvent. Donc on attend les résultats de analyse sanitaire physique et mentale avant de devoir confirmer ou infirmer sa bonne santé », a-t-il précisé avant d’ajouter que: « une bataille judiciaire est en ce moment déjà engagée contre L’Etat Guinéen suite la violente répression de la manifestation pacifique du 21 juillet dernier à Kankan. Les avocats français sont là avec nous aussi avec dans ce cadre », a-t-il fait savoir.
Ahmed Sékou Nabé, correspondant de Kababachir.com à Kankan