« Quand la loi est violée, un commissaire doit prendre position » (Cellou Baldé )

12-7-2020 News Kababachir





La date du 18 octobre fixée par la CENI pour les élections présidentielles en Guinée divise la classe politique guinéenne. Si la mouvance présidentielle approuve cette date, ce n’est pas le cas pour l’opposition.





Pour le responsable des Fédérations de l’UFDG de l’intérieur du pays, « On ne peut pas se réveiller à 90 jours d’une élection présidentielle pour dire qu’on fixe une date en aval et qu’on essaye de dérouler l’ensemble des activités qui doivent concourir à l’organisation d’une élection libre, tranquille, transparente et crédible surtout dans le contexte guinéen actuel, contexte de crise sanitaire, politique et sociale », regrette Cellou Baldé. 





Face à la démission annoncée des commissaires de l’opposition, qui dénoncent des manœuvres de la CENI dans le processus électoral, l’ancien député uninominal de Labé apporte des précisons :





 «Un commissaire de la CENI est un commissaire de la république, même si à priori il est désigné par un parti politique, une plateforme de la société civile ou par l’administration publique, il ne doit obéir qu’à l’autorité de la loi. Donc, quand la loi est violée, un commissaire doit prendre position, interpeller d’abord à l’interne et également faire en sorte que l’opinion nationale et internationale sachent que la loi est en train d’être violée au niveau de la CENI, c’est de cela qu’il est question», a rappelé le responsable des Fédérations de l’UFDG de l’intérieur du pays.





Souleymane Camara pour www.kababachir.com