Affaire plagiat : Damaro, un multirécidiviste !

10-7-2020 News Kababachir





On le sait grand communicant politique du RPG, très appliqué, parfois provocateur inaltérable, souvent méprisant inoxydable, à tous points de vues et d’une rare désobligeance. Mais Damaro Camara n’est pas que grand militant outrancier. Il s’est aussi révélé être un véritable tocard en matière de plagiat. Mal lui en a d’ailleurs pris et, hélas, il n’enn’est pas à son premier coup d’essaidans les plagiats, avec sa dernière sortie, au Parlement.





Damaro Camara est un goujat multirécidivisteet grand friand des plagiats dans les discours politiques.Le dernier discours qui défraie actuellement la chronique est bien celui prononcé à la clôture de la première session parlementaire de la 9ème législature, samedi 4 juillet, à Conakry.





Selon Guinée news, ce discours présentait un caractère particulièrement troublant voire hallucinant : sa similarité pour un large extrait avec celui tenu par le Roi Hassan II du Maroc. C’était à la faveur de son passage le 7 mai 1996 à l’Assemblée nationale française. C’est ainsi que nos confrères ont procédé à un « petit exercice de routine qui a permis de vite démasquer ce gros plagiat mécanique et scandaleusement éhonté pour le premier responsable d’une institution aussi respectable que l’Assemblée nationale d’un pays. »





Ce que ce site Internet crédible ne sait pas, c’est que Damaro est un multirécidiviste en plagiats. En effet, en avril dernier,  Damaro Camara, un pyromane incarné, inoxydable; un apôtre irréductible de la cristallisation des clivages ethniques en Guinée s’est subitement muéet étonnamment en faiseur depaix, en lisant – sans citer encore – Saint François d’Assise (1182-1226), figure du saint italien porté sur la non-violence.





« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,





Là où est la haine, que je mette l’amour.





Là où est l’offense, que je mette le pardon.





Là où est la discorde, que je mette l’union.





Là où est l’erreur, que je mette la vérité.





Là où est le doute, que je mette la foi.





Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.





Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.





Là où est la tristesse, que je mette la joie. »





Il devrait être poursuivi pour plagiat ou malhonnêteté intellectuelle par Saint François d’Assise. Ou, plus grave, Margaret Thatcher, la Dame de fer, qui, durant le visionnage d’un enregistrement vidéo de Tony Blair donnant l’accolade au Colonel Kadhafi, en mars 2011, en affirmant : « Là où il y a de la discorde, apportons l’harmonie. Là où est l’erreur, apportons la vérité. Là où il y a le doute, apportons la foi. Là où il y a du désespoir, apportons l’espérance. »





C’est dire que Damaro a doublement fauté. Lisez plutôt : « Dieu, fais de moi un esclave de la paix (…). Là où se trouve la discorde, que j’y mette l’union. Là où est l’erreur, que j’y mette la vérité. Là où est le doute, que j’y mette la foi.  Là où est le désespoir, que j’y mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette de la lumière. Là il y a la tristesse, que j’y mette la joie. » Ceux qui connaissent l’homme tombaient des nues. Ils étaient étonnés, bluffés, dépassés, ahuris, etc., de voir un pyromane de la trempe de Damaro pêcher la paix. S’il n’y avait que cette paix !





Sauf que le plagiat est d’un étonnant abus chez Damaro Camara. Désormais, tous ses discours seront scrutés, disséqués. Quitte à se débarrasser des faux rédacteurs copieurs  ou à faire références à des citations et extraits bien ‘’sourcés’’. 





Jeanne Fofana, www.kababachir.com