CORRESPONDANCE PARTICULIERE : une année blanche était mieux indiquée pour …

Après plus de trois mois de fermeture des classes, suite à la pandémie de covid 19, le gouvernement guinéen à travers le ministère en charge de l’éducation et de l’alphabétisation nationale, dans le souci de sauver l’année scolaire, a décidé de rouvrir les classes en cette période hivernale.

Ceci étant, après quelques jours de la reprise effective des cours, les élèves et le personnel enseignant bien qu’engagés, sont confrontés à difficultés et pas les moindres: difficultés à se rendre dans les écoles respectives et à suivre les cours quand il pleut.

Peut-on suivre un cours pendant qu’on est entièrement trempé ou que toit de l’école coule?

Le professeur peut -il donner son cours, quand le toit de sa classe est bruyant sous l’effet de la pluie ?

Sincèrement on évite le pire, mais pas la catastrophe, avec cet entêtement à tenir les examens. Beaucoup pensent que c’est seulement trois mois de cours que les apprenants ont perdu cette année, alors qu’en réalité ils ont perdu cinq mois, quand on tient compte de la grève des enseignants!

Avec des pareilles perturbations, ne serait-il pas mieux de décréter une année blanche comme au Kenya ?

Les élèves pourront-ils avoir un taux d’admission aussi élevé par rapport aux années antérieures ? Si oui mais avec quel niveau ?

Avec toutes ces questions qui restent sans réponse, tout porte à croire que cette année scolaire est perdue d’avance. Même si les spécialistes font semblant de ne pas s’en apercevoir. Dans la mesure où la plupart des élèves que nous avons interrogés, disent avoir désappris le peu qui a été enseigné avant l’arrêt des cours.

Matière à réflexion.


Seydouba Sylla pour JMI

Littérateur au lycée Mamadou Keita/Fria 

 


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