Abdoulaye Kourouma ou la rançon de la compromission

7-7-2020 News Kababachir





Tous ou presque avaient estimé se venger de Dalein et Cie en rejoignant le RPG et donc légitimer le fameux Parlement monocolore du parti au pouvoir. Mal leur en a pris. Du moins, certains rêveurs. C’est le cas d’Abdoulaye Kourouma qui paie aujourd’hui, cash, rubis sur ongle, sa compromission avec le RPG.





Il était tout gai à sa place de 6è secrétaire au bureau du Parlement. Aujourd’hui, il est destitué. Et c’est Damaro lui-même qui en donne les motifs : « Abdoulaye Kourouma est un élu du peuple. Le règlement intérieur dit que seul le président est élu pour 5 ans. Quand on est membre des instances de l’Assemblée nationale, il y a des droits, il y a des obligations. Il y a même des avantages. Quand on est un membre de ce bureau, il y a des aptitudes, des façons de faire qui suivent cette fonction et le respect des statuts. » Ayant péché ou pas, Kourouma, président du RRD, a été exclu du bureau de l’Assemblée nationale.





En représailles, il s’engage : « Je vais continuer à dénoncer, c’est une Assemblée monocolore. » Abdoulaye Kourouma ne savait-il pas dans quoi il s’engageait, lorsqu’il tapait sur Dalein Diallo et ses autres pairs de l’opposition ? Rêvait-il vraiment de trouver son compte après avoir accompagné la forfaiture ? Son exclusion n’est donc que le juste prix de la compromission. Il faut donc la boire jusqu’à la lie.





Jeanne Fofana, www.kababachir.com