Cour des comptes : le décollage raté de Mohamed Diaré

13-1-2018 News Kababachir

«La Cour des comptes contribue à la sauvegarde du patrimoine publiques ainsi que le contrôle de la sincérité et de la transparence de la gestion des finances publiques, à la lutte contre les détournements des déniés publiques, la corruption et toutes infractions économiques, à l’amélioration des méthodes et techniques de la gestion publique, à la rationalisation de l’actions administratives et à l’évaluation des politiques et programmes publics. »


Ce long extrait de l’intervention du président de la Cour des comptes en dit long sur le gros morceau confié à un ancien gestionnaire des finances publiques : Mohamed Diaré, ancien ministre du Budget, puis ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances. Et c’est ancien haut commis de l’Etat qui est parachuté comme gendarme de la chose publique.


Mohamed Diaré, plus d’un an après sa nomination à la tête de la Cour des comptes, vient enfin présenter son rapport d’activités. Pas celui lié à la mission et attributions de l’Institution mais sur des détails, au moment même où la corruption, les détournements des deniers publics sont érigés en devise. 131 pages pour ne rien dire.  Si ce n’est de rappeler que : « La Cour des comptes élabore chaque année à l’intention du président de la République  et le président de l’Assemblée nationale, un rapport d’activité sur les résultats de l’ensemble des travaux  de l’année précédente.  Ce rapport retrace les observations, recommandations et conclusions formulées par la Cour et présente  des propositions de réforme qu’elle estime utiles. » Diaré rate son décollage. Les Guinéens ont besoin de sensation dissuadant les voleurs de la République. On n’attend pas grand-chose de cette autre Institution. Elle sera à l’image des autres : HAC et consorts. Comme quoi, le contrôle a posteriori des finances publiques sera un mirage.


 


Jeanne Fofana, Kababachir.com