La grogne des enseignants relancée : une occasion pour ajourner élections ?

12-1-2018 News Kababachir

Il y a un gros risque que les élections locales soient repoussées au regard de la crise que le gouvernement veut entretenir avec les syndicalistes du SLECG, avec à leur tête le camarade Aboubacar Soumah. Ceux-ci menacent d’aller en grève dans quelques semaines si le gouvernement n’agit pas comme prévu. Les positions se corsent.


Les médiateurs que sont les religieux semblent se retirer de ces jeux de dupes. Alpha Condé pourra ainsi donner des consignes aux autres ministres du Travail, celui de la Fonction publique et de l’Education pour foutre le bordel et compromettre le calendrier de la CENI.


De son côté, le camarade syndicaliste, bien que exclu du SLECG, encore une fois, reste droit dans ses bottes. Même menace à l’USTG avec Louis MbembaSoumah lequel par ailleurs a pris de l’argent (près de 50 millions GNF) pour étouffer le mouvement en vouant aux gémonies le camarade Soumah: « Notre décision est irréversible (l’exclusion de Soumah, NDLR), on ne revient plus, parce que ce qu’il a fait, ça dépassé les bornes, nous sommes régis par des textes de loi et des règlements. Il les a piétinés carrément, il a été averti plusieurs fois.»


Si grève il y a, il va de soi que le 4 février 2018, il n’y aura pas d’élections. Ce blocage profite bien à Alpha Condé dont le bilan et la préparation au niveau local le désavantage sérieusement. A l’état actuel de l’administration locale, des fraudes, intimidations, etc., sont bien possibles. Dans cette incertitude, Alpha Condé peut dormir tranquille sur les cadavres des opposants tués au cours des marches politiques pour le respect des accords politiques. En allant donc en grève, Soumah et Cie arrangeraient le pouvoir, parce que ce serait une occasion pour ajourner élections locales.


 


Jeanne Fofana, Kababachir.com