Conakry : Des lance-pierres importés saisis par les Services du colonel Tiégboro

11-1-2018 News Guineenews

Une importante quantité de lance-pierres importés a été présentée à la presse mercredi 10 janvier à Conakry. La saisie de ces armes blanches et silencieuses s’est opérée au grand marché de Madina. Cette opération a été menée par des agents des Services spéciaux, de la lutte contre la drogue, les crimes organisés et de l’Office de répression des délits économiques et financiers.


Sur les circonstances de cette saisie, le commissaire de police Kaba Kourouma, chargé des enquêtes auxdits Services, confie qu’il a été instruit à un agent habillé en civil d’aller faire une commande de 60 lance-pierres. Sans chercher à connaitre le profil de son ‘‘client’’, Elhadj Boubacar Sow a sorti les marchandises. C’est lors de la livraison qu’il lui a été signifié qu’il est mis aux arrêts, a-t-il indiqué.


Au micro de Guineenews, Elhadj Sow, a reconnu les faits retenus à lui reprochés. Opérant dans la vente de ces armes depuis 2010, le mis en cause a indiqué que ses potentiels clients restent les agronomes qui viennent s’en approvisionner pour la chasse d’oiseaux dans leurs champs respectifs. Tout en déclarant se remettre à la volonté des autorités, Elhadj Sow en appelle à ses collègues vendeurs de s’éloigner du trafic des lance-pierres.


Lors d’une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations opposant la Guinée au Ghana, suite à un délestage du courant électrique, des jeunes surexcités ont investi les rues. Dans la foulée, un colonel en charge des pensions militaires a été atteint à la tête au niveau de Bonfi, à bord de son véhicule alors qu’il ralliait son domicile. L’officier a succombé à ses blessures peu après. Son présumé assassin n’a pas été identifié, encore moins l’arme qui a tiré.


Le commandant Lancinet Kourouma était témoin de la malheureuse scène qui a coûté la vie à son ami. C’est pourquoi il s’est réjoui de ce coup de filet réussi par les agents des Services spéciaux. Pendant les manifestations politiques, ces dernières années, les lance-pierres ont fait beaucoup de victimes dans les rangs des agents des forces de l’ordre. Ils restent une arme très redoutable en ce sens qu’elle est silencieuse, donc, peut être utilisée dans la plus grande discrétion sans que l’utilisateur ne soit identifié. Et récemment à Boké, un policier a perdu un œil sans que son agresseur ne soit identifié. L’homme porte une infirmité permanente désormais.