Sélibaby : 120.000 jeunes Mauritaniens ont besoin d’emploi pour leur autonomisation

6-1-2018 News Kababachir

Le Coordinateur Groupe de Recherche et de réalisations pour le Développement Rural (GRDR), Abdou Yatabéré, a exposé vendredi, 05 janvier sur la problématique de l’emploi des jeunes en République Islamique de Mauritanie.


Dans sa présentation, il a déroulé la politique du gouvernement mauritanien qui, selon lui, a mis en place des agences nationales pour l’emploi de jeunes (ANAPEJ), des Agences de dépôts et Crédits (CDD et CAPEC), pour palier au chômage des jeunes dans le pays tout en créant des lycées et centres de formation professionnelle et de perfectionnement dans toutes régions.


L’objectif quantitatif visé par l’état mauritanien, d’après le coordinateur du grdr, «est de pouvoir créer 12 à 17.000 emplois par an, ce qui a amené le gouvernement à adopter une Loi de ‘’mauritanisation’’ de certains emplois dans les secteurs public et privé…»


Pour un doyen qui a préféré garder l’anonymat, «Un chômeur diplômé est mieux qu’un chômeur non qualifié…»


La raison du chômage en Mauritanie, a précisé M Yatabéré « Il y a un déséquilibre qualitatif qui s’explique par l’absence de liens entre l’emploi et la formation…»


D’où, la création des Centres de formation professionnelle et de perfectionnement dans toutes les régions de la Mauritanie a-t-on indiqué.


L’implantation de ces centres permettra aux jeunes d’apprendre les métiers notamment, le froid, la maçonnerie, la soudure, la couture et confection, etc…


Chaque année, a fait savoir le Coordinateur du Grdr, «moins de 300 jeunes sont formés dans le centre CFPP de Sélibaby dans ce sens pour approvisionner le secteur formel en techniciens.»


En Mauritanie, a-t-on indiqué, certains jeunes se sont lancés dans la pratique de taxis, la pêche artisanale dans les grandes villes côtières (Nouakchott et Nouadhibou) pour leur permettre de joindre les deux (02) bouts. Des métiers qui, dit-on, ne sont pas destinés aux étrangers.


Mamadouba Camara, Kababachir.com