ENERGIE : vers la construction de 6 micro-barrages

7-12-2017 News Le Djely

ledjely.com


Bénéficiant d’une forte pluviométrie, la Guinée a une capacité énergétique potentielle estimée à 6000 MW.  Un potentiel dont l’exploitation pourrait considérablement booster le développement socioéconomique du pays. Et c’est certainement ce qui motive l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne (UE) à se donner la main pour aider à construire 6 micro-barrages hydroélectriques en différents endroits du pays. D’un coût global estimé à 60 millions d’euros, les travaux de construction pourraient démarrer en 2018. C’est du moins ce qui ressort d’un atelier de présentation des études de faisabilité de 4 des 6 des barrages, qui s’est tenu hier à Conakry.


Les études de faisabilité de 4 des 6 barrages sont déjà disponibles. Il s’agit de celui de Foko à Molota (Kindia), Bagata à Tougué, Tinkisso 2 à Dabola et Lokoua à Macenta. La réalisation de ces barrages est envisagée comme un ouf de soulagement pour les acteurs économiques des sites ciblés, mais aussi pour les populations isolées.



D’ores et déjà, du côté du ministère en charge de l’énergie, on se réjouit de l’initiative en perspective. Ainsi, le ministre Cheick Taliby Sylla, a déclaré à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’atelier : «Le gouvernement guinéen attache une importance capitale aux petits aménagements hydroélectriques à courte durée de construction et à moindre coût avec un impact positif sur la vie des populations rurales. Ce rapport est d’une grande importance au regard du choix des sites devant faire l’objet d’études de faisabilité avec une variante d’aménagement optimale ».


Les études de faisabilité visant à consolider le périmètre technique, les enjeux et les impacts des projets ont été réalisées par une équipe d’experts de la facilité assistance technique de l’Union européenne.



Se prononçant pour sa part sur le financement du projet, Patricia Aubras, directrice de l’AFD en Guinée, précise : «En collaboration avec l’Union européenne, nous avons marqué un principe global de financement d’une enveloppe de 60 millions d’euros, dont 20 millions au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) de l’UE et 40 millions de financement de l’Agence française de développement (AFD). Mais il est évident que cette enveloppe ne suffira pas pour le financement de ces mini-barrages. C’est pour cela que nous allons travailler avec le pays pour mobiliser d’autres financements auprès de certains bailleurs de fond pour la mise en œuvre de ces projets ». Mais selon elle, c’est seulement des deux autres études de faisabilité qu’on aura le coût global du projet.


Enfin, Gerardus Gielen, le chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée, pense que les motivations de financement du projet ne manquent pas : «Depuis la COP21, l’Union européenne et ses partenaires se sont engagés à accompagner les pays africains dans l’augmentation des capacités de production d’électricité sur une base renouvelable.  Conscientes que l’électrification est un facteur important dans le développement économique et de lutte contre la pauvreté, d’amélioration des conditions de vie et de lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière, l’UE et l’AFD, sur sollicitation du gouvernement guinéen ont donné leur accord de principe en  mars 2017, pour ce projet résolument tourné vers les satisfactions des besoins des populations rurales.»


Ibrahima Kindi BARRY


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