Dénis de la grève syndicale : la sortie ratée de Damantang Camara

7-12-2017 News Kababachir

Damantang Camara, un des acteurs clés de la crise que traverse aujourd’hui le pays au niveau de l’Education semble abandonner seul K au carré dans son bateau en pleine tempête. Pendant que l’ex DCE de Matoto devenu, par militantisme et démagogie nie la grève et cherche désespérément appui au niveau du Parlement, Damantang lui se fend un écrit dans lequel il boute en touche ce qu’il appelle «des spéculations, interprétations et confusions entretenues par tous ceux qui s’investissent du droit de soutenir la dissidence syndicale. »


Damantang Camara s’enlise donc dans les faits et gestes rappelant que « depuis 2011 les négociations avec le mouvement syndical ont permis des avancées majeures dans le traitement des travailleurs guinéens. Citons entre autres : les augmentations de salaires successives qui ont plus que doublé les salaires des fonctionnaires et sensiblement amélioré celui des travailleurs du secteur privé. L’instauration d’un salaire minimum étendu aux pensions des retraités… »


Toujours frappé par le déni et le mépris, ce ministre du Travail que bien d’autres jeunes guinéens appréciaient à cause de son talent d’orateur et son charisme, continue de nier la grève menée par le camarade Aboubacar Soumah. Et pour y arriver, il évoque la retraite, des primes du secteur éducatif qui ont été revalorisées d’au moins 20%, des avancements aussi bien administratifs que salariaux. Mais aussi de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale des Agents de l’Etat et de l’Institut National d’Assurance Maladie Obligatoire pour « qu’enfin, les travailleurs du public bénéficient d’une couverture sociale digne de ce nom. Enfin, des centaines de contractuels ont été engagés à la Fonction publique ainsi que 5565 jeunes engagés entre 2005 et 2010 et qui n’étaient toujours pas pris en charge par le Budget. »


Il oublie qu’il aura fallu mettre la pression sur le gouvernement afin que tout ce chapelet-là soient viables ne serait-ce que sur papier. Or, ce gouvernement ne respecte jamais ses engagements si ce n’est suite à des pressions de grèves ou de vents de grèves. En lieu et place de cette auto flagellation, Damantang aurait pu par exemple donner les démarches visant à ramener autour de la table, les dissidents du SLECG afin de trouver une issue négociée.


Aujourd’hui, c’est même Damantang qui se lamente, à cause de la crise qui s’enlise, une crise dont il en est l’un des initiateurs, compte tenu des solutions hasardeuses et obliques qu’il envisage avec son bataclan. On verra bien…


Jeanne Fofana, www.kababachir.com