Crise au Pré-universitaire : le gouvernement s’avoue vaincu

7-12-2017 News Kababachir

Droit dans ses bottes pendant trois semaines, alors que le pays est en crise, voulue et provoquée, le gouvernement, de guerre lasse, s’avoue aujourd’hui vaincu. Et c’est une voix autorisée qui en fait cas. C’est celle de Damantang Camara, porte-parole du gouvernement.


Dans la presse locale, ce ministre du Travail s’est rendu compte de la teneur de la crise, lui qui qualifie sans cesse la grève d’illégale. Trois semaines après le déclenchement, Damantang reconnait : « C’est une situation difficile à gérer. Parce que nous nous sommes pris entre la réalité du terrain. Il est plus facile de détruire que de construire. Un petit groupe agitateurs, surtout lorsque ce sont des enfants qu’on met devant, c’est beaucoup plus difficile à maitriser. »


Petit groupe d’agitateurs ? Eh bien c’est ce petit groupe-là qui paralysé le pays pendant près d’un mois, alors que lui Damantang se promenait en France et ailleurs avec les frais de la Princesse. Il fuit les négociations en appelant au respect de la loi. Ce qu’il dénonce aujourd’hui dans les médias devrait servir de substrat pour interpeller le camarade Soumah par exemple sur le pourcentage mais pas en valeur absolue.


Selon Damantang, tout syndicaliste guinéen sait très bien que jamais dans les négociations syndicales, on ne parle en valeurs absolues. On parle de pourcentages. C’est pourquoi, il estime que la démarche des dissidents du SLECG « C’est de la mauvaise foi, et c’est mauvais pour tous ceux qui soutiennent ce type d’initiatives parce que n’est pas rendre service à notre République. » En s’avouant vaincu aujourd’hui, le gouvernement jette à la vindicte certains syndicalistes, des ministres et bien d’autres cadres tirant sur l’ambulance.


Jeanne Fofana, www.kababachir.com