Circulation routière : l’Etat, principal perturbateur

13-11-2017 News Kababachir

«A voir les spectacles  d’indiscipline sur la voie publique, la violation systématique des règles les plus élémentaires de la circulation routière, l’incivisme caractérisé de la part de nombreux citoyens, le manquement coupable  des agents  et responsables en charge  de la sécurité, on serait tenté à juste titre de croire que les bonnes pratiques en matière de circulation routière et la sécurité sur nos routes  ne sont pas une priorité dans notre pays ».


Ce très long extrait est celui du Président de la République. Alpha Condé, comme à son habitude dresse un tableau peu élogieux de sa gouvernance. Cette fois-ci la problématique porte sur la circulation routière. Pas sur la gestion des affaires publiques où des opposants sont suspectés en être des fossoyeurs de l’économie nationale. Alpha Condé sait plus que quiconque que c’est lui qui a juré de « respecter et de faire respecter » les lois de la République. C’est à lui de présenter son bilan. Et c’est bien lui qui a tous les leviers de la République y compris, la force publique. Mais, il préfère dénoncer comme les autres opposants. Pour le cas précis de la circulation routière, l’Etat est le principal perturbateur.


En effet, on constate des hommes en uniforme sans mission, créer du désordre avec des klaxons à vous faire exploser les tympans. Des ministres rejoignent leur domicile ou leur bureau font du ‘’trois lignes’’ pour se frayer du chemin dans une circulation déjà sérieusement bloquée. A côté de ce tableau sombre, le non-respect du code de la route, de l’état des routes, de la vieillesse des engins roulants, etc., sont du ressort d’Alpha Condé. Lui qui a mis le pied sur les structures de visite technique automobile.


Alpha Condé est donc comptable de ce qui suit : au niveau national, 21159 cas d’accidents de circulation ayant entrainé  la mort de 1693  personnes, des blessures graves sur 5600 citoyens et légères sur 5638 autres, sans compter les 12802 véhicules  et les 7893 motos accidentées. Des mesures urgentes s’imposent, au-delà des mots.


Jeanne Fofana, Kababachir.com