Mondial de Russie : aperçu sur les meilleurs représentants africains

13-11-2017 Sport Guineenews

Au vu des poules dont les cinq qualifiés sont issus et leur manière de se qualifier, on serait porté à désigner le Nigéria et l’Egypte, qui n’ont pas eu besoin des derniers matches pour se faire connaitre comme les plus méritants, mais ce serait de la totale irrationalité. La poule du Maroc, Côte d’Ivoire, Mali et Gabon était un os, de même que celle du Sénégal, Burkina Faso, Afrique du sud et l’autre, ce n’était pas du gâteau. Celle de la Tunisie, Libye, RDC et Guinée était serrée entre les trois premières cités, c’est la Guinée qui a été le tam-tam sur lequel tout le monde a tapé pour se faire entendre.


Pourrait-on indexer Lappé Bangoura en quoi que ce soit ? Non, naturellement. C’était visible, ce  manque d’étoffe d’un Syli National des périodes de vaches et veaux maigres: cadets, juniors et seniors ont été tous éliminés de leur catégorie au niveau mondial. Le meilleur tacticien, le meilleur sélectionneur et coach aurait pu quelque chose ?


C’est le cas ici de parler de Hervé Renard,  qui a du nez creux et un odorat développé. Quand il a pris la CAN avec la Zambie, il avait eu le sentiment que cette extraordinaire équipe zambienne était en fin de parcours et qu’elle ne rééditera pas son coup d’éclat. Malgré ce que les autorités zambiennes ont fait pour le retenir, il a préféré regarder ailleurs, grand bien lui en fit, puisqu’il conduira les Eléphants ivoiriens bien sur le déclin, mais chez lesquels il subsistait encore un beau reste, et ce reste était la CAN qui les fuyait comme un mirage.


Après cette CAN, Hervé Renard savait qu’avec le départ des derniers dinosaures comme Yaya Touré et autres, il faudrait des années à cette équipe des Eléphants pour se refaire ; les générations de génies ne sont pas pérennes et ne poussent pas à tout bout de champ. La relève posait problème. Son abandon des Eléphants ivoiriens a fait mordre à la grappe à notre Michel Dussuyer qui a hérité d’une équipe en chute libre. Quant aux Lillois, qui croyaient avoir affaires à un faiseur de miracle, ils n’ont vu que du feu, Renard n’avait aucun choix et il s’est cassé un peu la figure dans le championnat français. Le voilà qui refait surface du côté du Maroc pour redonner du tonus à cette équipe, déjà très prometteuse, lors de la dernière CAN et qui sont venus prendre ces pauvres Eléphants à la gorge en bloquant les deux couloirs, ce but, on ne peut plus anodin, a fini par faucher l’herbe sous les pattes des Eléphants. Quant au deuxième but, une balle qui a survolé toute la défense pour tomber au pied du capitaine marocain : « un drop » foudroyant, insaisissable pour n’importe quel gardien de but, c’était le coup d’assommoir. Dans l’ensemble du match, dans les conditions normales, un match nul aurait été la juste sanction, mais ce centre shoot au milieu des gens qui couraient dans le sens contraire ont complètement mystifié Bohoun « Va là-bas ! ».


 Le coach ivoirien peut-il être pris pour responsable ? On a vu les Eléphants hyper-motivés, mais les Marocains étaient bien en place  pour ne rien céder. La supériorité individuelle des joueurs était nette chez les Marocains.


Les Sénégalais, auxquels il a manqué un petit quelque chose devant les Tunisiens lors de la dernière CAN, se sont fait la main. Le Sénégal présente une équipe solidifiée mais il lui en faudrait un peu plus pour avoir les visées de l’équipe des Ferdinand Koly et Aladji Diouf des années 2000.


Parmi les cinq qualifiés pour Russie 2018, les deux Lions semblent sortir un peu plus la tête de l’eau. Si le Nigéria ne retombe pas dans les travers et pièges des primes, mais quand on ne les voit pas à la CAN du Cameroun, on a des interrogations à se faire. Quant à la Tunisie et à l’Egypte, on attend de les voir à l’œuvre